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Malemort fait
un pas décisif vers la communauté d'agglomération.
C'est un conseil
municipal important qui s'est tenu le 14 septembre.
En effet, outre
les décisions prises en application de l'article L.2122-22 concernant
les décisions de gestion courante de la commune prises par le Maire,
les conseillers étaient appelés à délibérer sur l'adhésion de la ville
à la communauté d'agglomération de Brive.
C'est dans une
unanimité complète que les conseillers ont, à l'issue d'un débat et
d'un rapport introductif du Maire, donné leur accord pour l'adhésion
de Malemort à la communauté d'agglomération de Brive.
Le Conseil avait
débuté par le rappel de la démarche qui a conduit à la délibération
présentée lors de cette soirée. Robert Penalva, en préambule indiquait
que cette séance devait montrer la volonté de la ville de participer
à la communauté d'agglomération, chaque commune souhaitant rejoindre
la communauté devant délibérer dans les mêmes termes.
Le Premier Magistrat
rappelait que les communes désireuses d'entrer dans cette intercommunalité
auraient d'ailleurs à délibérer une nouvelle fois quand le préfet
aurait acté le périmètre de la communauté.
En introduction
à l'étude de cette délibération, Robert Penalva a fait part d'un certain
nombre de remarques sous la forme d'un propos introductif.
S'il n'a pas hésité
à évoquer les risques inhérents à cette nouvelle culture de gestion
communale, le Maire a insisté sur les perspectives nouvelles : la
mutualisation des moyens entraînera plus d'avantages que d'inconvénients
et la solidarité nécessaire à une bonne administration encouragera
le travail en commun des élus dans le sens de l'intérêt général au
service la population.
Parmi les interrogations
possibles et les risques, il devait relever celui d'éloigner les élus
de leurs administrés ou encore les conséquences d'un nouvel étage
administratif. Il s'interrogeait enfin sur les risques de confrontation
entre les familles politiques différentes et les problèmes que pourraient
poser la taille très variable des communes.
Il devait cependant
rappeler que l'intercommunalité proposée par la loi Chevènement est
une alternative à une brutale fusion des communes, processus rejeté
et peu apprécié des élus et de la population.
Il faut se rendre
à l'évidence, ajoutait-t-il, que, quelque soit leur lieu d'habitation,
en centre-ville, dans les quartiers ou en communes rurales, les habitants
souhaitent tous des services équivalents, ce qui rend, aujourd'hui,
le groupement de communes indispensables.
L'état encouragera
les groupements par l'attribution de fonds spécifique (DGF) et, de
plus, une communauté comme la nôtre bénéficiera de crédits issus du
contrat de plan Etat-Région.
En conclusion,
Robert Penalva rappelait que si la loi encadre précisément la création
des communautés, elle laisse cependant une grande liberté sur les
conditions de ces créations et sur le fonctionnement de ses structures
nouvelles.
Après un échange
de point de vue entre les conseillers, notamment sur les compétences
dévolues à la communauté et sur les conséquences de cette transformation
pour les taxes locales, donc pour la fiscalité des entreprises, le
Conseil appelait unanimement de ses voeux l'adhésion à cette future
communauté.
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