| ANNEXE A LA DELIBERATION
'' Création de la Communauté d'Agglomération ''
PREAMBULE
Vu la loi n°99-586 du 12 juillet 1999 relative au renforcement
et à la simplification de la coopération intercommunale ;
Vu le Code Général des Collectivités Territoriales et
notamment les articles L. 5211-5-1 et L. 5216-1 relatifs à la création
des établissements publics de coopération intercommunale et en particulier
les communautés d'agglomération ;
Vu les arrêtés du Préfet de la Corrèze en date des 24
et 27 septembre 2001 fixant le périmètre du projet de communauté d'agglomération
à taxe professionnelle unique aux communes suivantes :
ALLASSAC, BRIVE-LA-GAILLARDE, COSNAC, CUBLAC, DAMPNIAT,
LA CHAPELLE AUX BROCS, MALEMORT-SUR-CORREZE, MANSAC, NOAILLES, SAINT VIANCE,
SAINTE FEREOLE, TURENNE, USSAC, VARETZ, VENARSAL.
Les statuts sont définis comme suit.
ARTICLE 1er - COMPOSITION
En application des articles L. 5216-1 et suivants du
Code Général des Collectivités Territoriales, est autorisée la création
d'une communauté d'agglomération à taxe professionnelle unique (TPU) entre
les communes ci-après :
ALLASSAC, BRIVE-LA-GAILLARDE, COSNAC, CUBLAC, DAMPNIAT,
LA CHAPELLE AUX BROCS, MALEMORT-SUR-CORREZE, MANSAC, NOAILLES, SAINT VIANCE,
SAINTE FEREOLE, TURENNE, USSAC, VARETZ, VENARSAL.
La Communauté d'agglomération ainsi créée prend la dénomination
de '' Communauté d'Agglomération de Brive ''.
ARTICLE 2 - COMPETENCES
La communauté d'agglomération exerce de plein droit en
lieu et place des communes membres les compétences suivantes :
A) Compétences obligatoires
1) Développement économique
- Création, aménagement, entretien et gestion des zones
d'activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique,
aéroportuaire qui sont d'intérêt communautaire.
- Actions de développement économique d'intérêt communautaire
(y compris agricoles) relevant notamment des domaines décrits ci-dessus.
2) Aménagement de l'espace communautaire
- Approbation, suivi, élaboration et révision d'un Schéma
de cohérence territoriale (S.C.O.T.) ; élaboration et révision de schémas
de secteur ; création et réalisation de zones d'aménagement concerté d'intérêt
communautaire ; organisation des transports urbains (loi n°82-1153 du
30 décembre 1982 sur les transports intérieurs, chapitre 2, titre II,
sous réserve des dispositions de l'art. 46).
3) Equilibre social de l'habitat sur le territoire
communautaire
- En matière d'équilibre social de l'habitat : programme
local de l'habitat : politique du logement d'intérêt communautaire ; actions
et aides financières en faveur du logement social d'intérêt communautaire
; réserves foncières pour la mise en oeuvre de la politique communautaire,
d'équilibre social de l'habitat : action, par des opérations d'intérêt
communautaire, en faveur du logement des personnes défavorisées ; amélioration
du parc immobilier bâti d'intérêt communautaire.
4) Politique de la ville
- Dispositifs contractuels de développement urbain, local
et d'insertion économique et sociale d'intérêts communautaire.
- Dispositifs locaux d'intérêt communautaire de prévention
de la délinquance.
B) Compétences optionnelles
1) Création ou aménagement et entretien de voirie d'intérêt
communautaire, création ou aménagement et gestion de parcs de stationnement
d'intérêt communautaire.
2) Assainissement
3) En matière de protection et mise en valeur de l'environnement
et du cadre de vie : lutte contre la pollution de l'air, les nuisances
sonores, élimination et valorisation des déchets des ménages et assimilés.
C) Compétence facultative
1) Eau
ARTICLE 3 - EXTENSION DE COMPETENCES
Par délibérations concordantes du conseil communautaire
et des conseils municipaux des communes membres et dans les conditions
de majorité requises pour la création de la communauté, celle-ci pourra
exercer ultérieurement toute autre compétence que les communes membres
souhaiteraient lui transférer.
L'extension de compétences ne pourra être effective qu'après
la publication et la notification de l'arrêté préfectoral modifiant les
statuts.
ARTICLE 4 - PRESTATIONS DE SERVICE ASSUREES PAR
LA COMMUNAUTE
La communauté d'agglomération peut assurer, par voie
de convention et sous-réserve de carence de l'initiative privée, au-delà
du périmètre communautaire, des prestations, dans la limite de ses compétences,
pour le compte d'une collectivité territoriale ou d'un autre établissement
de coopération intercommunale ou d'un syndicat mixte, pour des motifs
d'intérêt communautaire et dans les conditions requises par la loi et
la jurisprudence.
Les recettes et les dépenses relatives à ces prestations
figurent dans un budget annexe.
ARTICLE 5 - SIEGE
Le siège de la communauté d'agglomération est fixé à
la Mairie de Brive-la-Gaillarde.
ARTICLE 6 - DUREE
La communauté d'agglomération est constituée pour une
durée illimitée.
ARTICLE 7 - EXTENSION DE PERIMETRE
Le périmètre de la communauté d'agglomération peut être
étendu à de nouvelles communes en application des dispositions posées
par l'article L. 5211-18 du CGCT, sous réserve de l'absence d'opposition
de plus du tiers des conseils municipaux des communes membres.
Une procédure d'extension de périmètre, sur initiative
du représentant de l'Etat, est également possible, selon les modalités
définies à l'article L. 5216-10 du CGCT.
ARTICLE 8 - CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Délégués titulaires
La communauté d'agglomération est administrée par un
conseil de délégués, élus par les conseils municipaux des communes.
Le nombre de délégués de chaque commune est fixé en fonction
du nombre d'habitants de la commune.
Le nombre d'habitants est celui de la population totale
de chaque commune telle qu'elle résulte du dernier recensement général
ou, le cas échéant, du dernier recensement homologué.
La population de chaque commune est déterminée par les
recensements généraux de population et les recensements complémentaires,
le chiffre à prendre en compte étant celui de la population totale avec
double compte.
Il ne sera tenu compte des modifications de la population
des communes pour arrêter le nombre de délégués de chaque commune qu'après
chaque renouvellement général des conseils municipaux.
Le nombre de délégués ne varie pas entre deux renouvellements
de conseils municipaux.
Délégués suppléants
Des délégués suppléants sont désignés en nombre égal
au nombre de délégués titulaires hormis pour la commune de Brive où leur
nombre est limité à vingt.
Nombre de sièges
La répartition des 63 sièges s'effectue par tranche ou
fraction de tranche comme suit :
* de 1 à 500 habitants : 1 représentant
* de 501 à 1 500 habitants : 2 représentants
* de 1 501 à 3 000 habitants : 3 représentants
* de 3 001 à 4 500 habitants : 4 représentants
* de 4 501 à 7 000 habitants : 8 représentants
* au-delà de 7 000 habitants : 1 représentant supplémentaire
par tranche de 3 000 habitants supplémentaires (Ville de Brive-la-Gaillarde)
Répartition des représentants pour les communes
:
- Allassac 4 représentants
- Brive-la-Gaillarde 23 représentants
- Cosnac 3 représentants
- Cublac 3 représentants
- Dampniat 2 représentants
- La Chapelle aux Brocs 1 représentant
- Malemort-sur-Corrèze 8 représentants
- Mansac 2 représentants
- Noailles 2 représentants
- Saint-Viance 2 représentants
- Sainte Féréole 3 représentants
- Turenne 2 représentants
- Ussac 4 représentants
- Varetz 3 représentants
- Venarsal 1 représentant
Mandats
Les dispositions relatives aux conditions d'exercice
des mandats municipaux sont applicables aux membres de la communauté d'agglomération
sous réserve des dispositions spécifiques prévues au CGCT.
ARTICLE 9 - PRESIDENT
Le président est l'organe exécutif de la communauté d'agglomération.
Il prépare et exécute les délibérations du conseil communautaire. Il est
seul chargé de l'administration mais peut déléguer par arrêté, sous sa
surveillance et sa responsabilité, l'exercice d'une partie de ses fonctions
aux vice-présidents.
Il peut également donner, sous sa surveillance et sa
responsabilité, par arrêté, délégation de signature au directeur général
et au(x) directeur(s) adjoint(s) des services de la communauté d'agglomération,
conformément à l'article L. 5211-9 du CGCT.
Il est le chef des services de la communauté d'agglomération.
Il représente en justice la communauté d'agglomération.
ARTICLE 10 - BUREAU
Le conseil de la communauté d'agglomération élit en son
sein un bureau composé du président et de 18 vice-présidents. Les
membres du bureau ne disposent pas de suppléant.
Le nombre de vice-présidents est fixé par le conseil
de la communauté et ne peut excéder 30 % au total des membres du conseil
de communauté.
Chaque commune dispose d'un représentant au bureau.
ARTICLE 11 - DELEGATION AU PRESIDENT ET AU BUREAU
Dans les limites définies par l'article L. 5211-10 du
Code Général des Collectivités Territoriales, le président et le bureau
peuvent recevoir délégation d'une partie des attributions du conseil.
ARTICLE 12 - INTERET COMMUNAUTAIRE
Lorsque l'exercice des compétences mentionnées à l'article
2 est subordonné à la reconnaissance de leur intérêt communautaire, cet
intérêt est déterminé à la majorité des deux tiers du conseil de la communauté
d'agglomération.
ARTICLE 13 - DISPOSITIONS FINANCIERES ET PATRIMONIALES
Le transfert de compétences entraîne obligatoirement
au profit de la communauté la mise à disposition des biens, équipements
et services nécessaires à l'exercice de ses compétences et la substitution
de la communauté dans tous les droits et obligations des communes (emprunts,
délégation de service public, contrats, etc), dans les conditions de service
public, contrats, etc), dans les conditions et les limites prévues par
les dispositions du III de l'article L. 5211-5 du CGCT.
Le produit éventuel de la cession des biens et équipements
mis à disposition et nécessaires à l'exercice des compétences transférées
sera attribué à la communauté d'agglomération.
Le conseil de la communauté d'agglomération fixe les
recettes de la communauté d'agglomération nécessaires à l'exercice de
ses compétences en application des dispositions du Code Général des Collectivités
Territoriales.
Les recettes du budget de la communauté d'agglomération
comprennent :
- les ressources fiscales mentionnées à l'article 1609
nonies C et 1609 nonies D du Code Général des impôts ;
- le revenu des biens meubles ou immeubles de la communauté
d'agglomération ;
- les sommes que la communauté d'agglomération reçoit
des administrations, des associations, des particuliers en échange d'un
service rendu ;
- les subventions et dotations de l'Etat, de la région,
du département, des communes et de l'Union Européenne ;
- le produit du versement destiné aux transports en commun
prévu à l'article L. 2333-64 du CGCT ;
- le produit des dons et legs ;
- le produit des taxes, redevances et contributions correspondant
aux services assurés ;
- le produit des emprunts ;
- tout autre produit nécessaire à l'exercice des compétences
assumées en lieu et place des communes par la communauté d'agglomération.
ARTICLE 14 - RECEVEUR
Les fonctions de receveur de la communauté d'agglomération
sont assurées par le comptable public désigné par Monsieur le Trésorier
payeur général.
ARTICLE 15 - REGLEMENT INTERIEUR
Le conseil communautaire, après avis du bureau, établit
un règlement intérieur définissant le mode de fonctionnement des différentes
instances de la communauté.
ARTICLE 16 - DISSOLUTION
La communauté d'agglomération est dissoute, par décret
en Conseil d'Etat, sur la demande des conseils municipaux des communes
membres acquise par vote des deux tiers au moins des conseils municipaux
des communes intéressées représentant plus de la moitié de la population
totale de celles-ci, ou de la moitié au moins des conseils municipaux
des communes représentants les deux tiers de la population.
Cette majorité doit en outre nécessairement comprendre
le Conseil Municipal de la Commune dont la population est supérieure à
la moitié de la population concernée.
Ce décret détermine, conformément aux dispositions de
l'article L. 5211-25-1 et dans le respect des droits des tiers, les conditions
dans lesquelles la communauté d'agglomération est liquidée.
ARTICLE 17 - APPLICATION DU CGCT
Les modifications des statuts, le retrait de commune,
ou tout autre disposition non prévue aux présents statuts s'effectuent
dans les conditions prévues aux articles de la cinquième partie du Code
Général des Collectivités Territoriales.
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