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Les silex et les objets trouvés dans la grotte préhistorique de Lacan conservés au Musée Labenche à BRIVE prouvent que le site de MALEMORT était habité avant notre ère. De même, les amphores de l’époque gallo-romaine déterrées dans la plaine de Roumégoux attestent de la continuité de la présence humaine.
Le village lui-même naîtra sans doute plus tard vers 507 autour du Château de Beaufort (Montemart). Ce dernier, entouré de fortifications très certainement en bois pour les premières, évoluera au fil des siècles.
L’année 1410 marque un tournant important dans l’histoire du bourg. Prenant comme prétexte les fortifications que le Vicomte de Turenne aurait érigées contre eux, les Brivistes attaquent Malemort avec l’aide des troupes de Charles VI. De nombreux édifices sont détruits dont l’église du bourg obligeant les Malemortois à fréquenter celle de St-Santin (XIIe siècle) ce qu’ils feront jusqu’à nos jours, les projets de reconstruction d’une église dans le bourg ayant, chaque fois, avortés. La dite église sera classée monument historique le 4-04-1905 et appelée de nos jours St-Xantin.
Tout ceci nous conduit finalement à évoquer l’histoire des ponts de Malemort, pour le rôle qu’ils ont joué et les " mésaventures " dont ils furent l’objet. Les Malemortois durent, en effet, pendant des siècles, traverser la Corrèze à Brive ou à gué durant les périodes de basses eaux, d’où le gué du Moulin et le gué Martin.
Le premier pont ne sera construit que vers le milieu du XIIIe siècle à l’emplacement du gué du Moulin, près de l’actuel Dojo, il sera détruit lors la bataille de Lacan. Le pont St-Xantin, en bois et en maçonnerie sera édifié près de l’actuel hôtel Beau Rivage. Il fut emporté par une crue de la Corrèze le 17 septembre 1921 laissant place au va et vient des barques pour quelques mois seulement. L’armée construisit un pont en bois provisoire auquel a succédé le pont à voie unique existant encore de nos jours quelques mètres en aval de celui emporté par la crue. Le trafic automobile se développant, ce dernier ouvrage est devenu insuffisant. Le pont actuel a été construit dans le même secteur en 1973.
En 1986 fut décidé la réalisation d’un deuxième pont à l’extrémité sud de la rue Pasteur. Il a été inauguré le 18 juillet 1987, par M. Jacques Chirac, Président de la République, à l’époque Premier Ministre. Cet ouvrage a grandement contribué à l’essor de la commune en facilitant la communication entre Palisse, les nombreux lotissements de la rive gauche et le centre-ville. Par ailleurs, on suppose (mais les avis sont très partagés), l’existence d’un ancien pont de l’époque gallo-romaine près de l’emplacement de l’actuel dojo, site de l’ancienne usine (papeterie) aujourd’hui détruite. Ce pont aurait permis une liaison entre " l’Hôpital Baudat " et la position fortifiée de Montemart, nommée à l’époque " Bello Fortis ".
Le dernier siècle fut cependant, lui aussi, le théâtre de nombreux changements pour la commune. En effet, on peut parler du choix du tracé de l’actuelle RN 89, premier changement décisif pour l’urbanisation de la commune en 1861. La rive droite de la Corrèze est alors retenue pour la Route Impériale reliant Lyon à Bordeaux, la rive gauche étant inondée trop régulièrement. En 1868, sous Napoléon III, la ville réclame une gare de chemin de fer qu’elle n’obtiendra, finalement qu’en 1948. La ville s’est donc urbanisée en l’espace d’un demi-siècle, entre 1945 et nos jours, le nombre d’habitants passant, à titre d’exemple, de 1255 en 1945 à environ 7000 aujourd’hui. Cette urbanisation impressionnante a tout d’abord débuté dans l’Est de la commune, à l’opposé de la ville de Brive, dans le quartier de Puymaret en 1948 et dans celui du Jassou en 1953. Le quartier de Lacan, à l’Ouest, se développa dès 1958 et ceci jusqu’en 1983. Le quartier de Sérignac, quant à lui, s’est développé à partir de 1971. 1972 a vu la construction du 1er hypermarché, événement important pour le développement économique de la commune.
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